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Assurance de la chaîne de blocs globale en utilisant les biens spatiaux (IBISA)

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Partenaire leader : IBISA SàRL

Partenaires locaux :

  • Réseau Billital Maroobé (RBM)
  • AREN

Associé : Draxis

Secteur

Cleantech Eco Innovation/Eco CirculaireEspaceFintechHealthTechMobilité & LogistiqueTIC

Edition: 2018

Pays : Niger

Statut du projet: en cours

Financement BPF : 200 000 €

Objectif du service
IBISA propose la prochaine génération d’assurance, un service de partage mutuel des risques conçu pour résoudre l’inassurabilité des petits exploitants agricoles et des éleveurs dans le monde.

IBISA est une plateforme fondée sur un système décentralisé basé sur la mutualité qui permet de partager les risques entre agriculteurs de manière transparente et rentable, grâce à l’utilisation d’une chaîne de blocs, de données d’observation de la Terre par satellite et d’une modélisation des risques basée sur un indice.

Il s’agit d’une plateforme B2B (inter-entreprises) où des partenaires locaux du monde entier embarquent des agriculteurs dans la communauté mutuelle pour partager leurs risques liés à la météo. Il s’agit d’une plateforme B2B (inter-entreprises) où des partenaires locaux du monde entier embarquent des agriculteurs dans la communauté mutuelle pour partager leurs risques liés à la météo. Elle utilise la chaîne de blocs comme machine de confiance et pour réduire les coûts administratifs et opérationnels.  Elle utilise des données satellitaires pour définir les couvertures et augmenter l’évaluation des dommages sans utiliser la vérité de terrain. Elle procède à une évaluation et à des paiements mensuels, ce qui évite de devoir déposer des demandes d’indemnisation et permet d’obtenir une indemnisation rapide.

Description du problème de la situation des petits exploitants agricoles au Niger

Le Niger fait partie de l’Union douanière et monétaire (appelée UEMOA) des républiques du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Sénégal, du Togo et du Niger lui-même. Ces pays partagent une Banque centrale (BCEAO). Soixante-quatorze pour cent de la population de cette région vit avec moins de 2 dollars par jour.

Plus de 80 % des 22,4 millions d’habitants du Niger dépendent de l’agriculture pour leur alimentation et leurs revenus. La plupart d’entre eux cultivent les terres et élèvent du bétail dans de petites exploitations familiales ; cependant, la sécheresse et les inondations menacent de plus en plus les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire.

On estime que 4,2 millions de personnes sont menacées d’insécurité alimentaire dans ce pays sahélien sujet à la sécheresse, considéré comme l’un des plus pauvres et des moins développés au monde.

Les conflits dans les pays voisins, qui ont provoqué le retour des migrants économiques ainsi qu’un afflux de réfugiés, ont encore aggravé la situation alimentaire au Niger.

On peut donc en conclure que le Niger est confronté à de multiples défis environnementaux et économiques qui ont un impact direct sur son secteur agricole. Il existe un besoin évident de procédés et de produits qui fournissent des moyens efficaces pour protéger les agriculteurs et les éleveurs de bétail contre les pertes de récoltes et construire un développement durable pour la culture des terres et le pastoralisme. Les méthodes traditionnelles (auto-protection) ne sont pas adéquates face au changement climatique et aux autres défis qui touchent cette région, et les agriculteurs sont prêts à changer leurs « habitudes » et à adopter de nouvelles méthodes de protection.

Impact attendu dans le pays du projet

Création d’emplois

Lorsque les agriculteurs n’auront pas à vendre leurs avoirs après une perte de récolte, car ils sont protégés par le partage mutuel des risques IBISA, ils pourront agrandir leur exploitation. Pour ce faire, ils utiliseront des semences de meilleure qualité et engageront des ouvriers agricoles supplémentaires pendant les semailles, le désherbage et la récolte.

Les gens pourront gagner un revenu en devenant des observateurs et en effectuant des évaluations en ligne des données d’OT (observation de la Terre).

Transfert de technologies et connaissances

Ce projet conduira à une stabilité des revenus pour les communautés locales. Les agriculteurs, ainsi que les petits commerçants, pourront rester en activité malgré les pertes de récoltes. Avec le temps, cela augmentera leurs revenus et créera de nouveaux emplois.

Impact sur le développement économique

Ce projet conduira à une stabilité des revenus pour les communautés locales. Les agriculteurs, ainsi que les petits commerçants, pourront rester en activité malgré les pertes de récoltes. Avec le temps, cela augmentera leurs revenus et créera de nouveaux emplois.

IBISA travaille par le biais de la gestion axée sur les résultats avec l’organisation coopérative locale AREN. Ces organisations comprennent des banques céréalières, des groupes de crédit et d’épargne ainsi que des groupes de commercialisation des produits. Le paiement immédiat des pertes assurera également la stabilité des coopératives. Leur portefeuille de prêts est protégé. Par conséquent, les coopératives sont prêtes à fournir des prêts et des crédits supplémentaires et plus élevés pour les intrants comme les semences et les engrais. Le chiffre d’affaires des coopératives et de leurs membres agriculteurs augmentera, les investissements dans l’agriculture seront renforcés.

Tous ces développements stimuleront le développement économique global du secteur agricole ainsi que des PME au Niger.

Impact social

Les femmes représentent environ 60 à 80 % des petits exploitants agricoles en Afrique. Cependant, elles reçoivent moins de 10 % du crédit et 5 % des autres services financiers comme les assurances de toute nature. Ce projet leur fournira une protection des cultures et renforcera leur attrait pour les IMF.

En outre, le filet de sécurité IBISA contribuera à éviter le travail des enfants en situation d’urgence.

Impact sur l’environnement

On peut même remarquer un impact sur l’environnement après quelques années.

Chaque dollar investi dans l’amélioration des rendements entraîne une réduction des émissions de carbone de 68 kgC, selon les calculs de Farming First.org[1].

[1] https://farmingfirst.org/gender/

IBISA contribue aux ODD :

ODD 1: Pas de pauvreté 

IBISA est un système de protection des cultures qui permet aux agriculteurs de partager les risques liés aux conditions météorologiques et à la destruction de leurs cultures. Il constitue ainsi un filet de sécurité et brise le cercle vicieux qui maintient les familles d’agriculteurs dans une pauvreté perpétuelle.

Comme les frais sont peu élevés et que l’évaluation est rapide, sans qu’un agriculteur ait besoin de présenter une demande, il soutiendra même les efforts de développement. Les agriculteurs auront de l’argent en poche pour se remettre des revers subis, réinvestir dans leurs cultures et nourrir leur famille. Cette stabilité des revenus aidera également la communauté locale (petits commerçants, artisans et autres) à rester en activité pendant les périodes de perte de récolte.

 ODD 2: Faim « Zéro »

Étant donné que l’IBISA assurera le paiement régulier des pertes pendant la période de perte des récoltes, il améliorera la sécurité alimentaire en stabilisant les revenus d’un ménage après les chocs.
Une autre caractéristique est le paiement immédiat dès que les données d’observation de la Terre montrent un échec de la germination des graines à la suite d’une sécheresse ou d’une abondance d’eau (pluie ou inondation). Les agriculteurs pourront investir dans un second ensemencement, ce qui permettra quand même d’obtenir une bonne récolte. La production alimentaire locale est ainsi stimulée. Ce paiement immédiat améliore les possibilités de prêt et encourage les investissements de suivi dans l’agriculture.

ODD 5: Egalité entre les sexes

Les femmes représentent 60 à 80 % des petits exploitants agricoles et produisent 90 % des denrées alimentaires en Afrique et environ la moitié des denrées alimentaires dans le monde. Pourtant, en Afrique subsaharienne, seuls 15 % des propriétaires terriens sont des femmes et elles reçoivent moins de 10 % des crédits et 5 % des services de vulgarisation [1].

IBISA est l’un de ces services de vulgarisation. Il permettra de réduire la vulnérabilité des femmes face aux aléas du climat et leur fournira un filet de sécurité.

[1] https://farmingfirst.org/gender/

 ODD 8: Travail décent et croissance économique

Cette protection contre les risques liés aux cultures rendra les agriculteurs plus attrayants pour les banques ou les IMF. L’accès au crédit est important pour les petits exploitants agricoles : les propriétaires peuvent emprunter de l’argent pour acheter de la nourriture ou d’autres produits de première nécessité et rembourser une fois qu’ils ont récolté et vendu leurs récoltes. Les éleveurs et les bergers pourront acheter du fourrage pour leurs vaches afin que les troupeaux ne soient plus jamais affamés. Et, indirectement, les ménages agricoles utilisent souvent le crédit pour acheter les intrants nécessaires à l’agriculture (tels que semences, engrais, équipements) afin d’améliorer leur productivité. Là encore, après la récolte, ils peuvent rembourser leurs dettes. La présence d’un partage des risques liés aux récoltes réduira les pertes de crédit pour les banques et les IMF et donc la volatilité du portefeuille de prêts. Par conséquent, elles augmenteront la stabilité des revenus du crédit, avec un risque moindre et une plus grande facilité, ce qui élargira leur marché. Il en résultera un cercle vertueux de croissance supplémentaire, de meilleure productivité et de compétitivité accrue des exploitations agricoles.

Effet secondaire positif, le filet de sécurité IBISA contribuera à éviter le travail des enfants en situation d’urgence.

ODD 13: Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques

Le changement climatique entraîne des risques majeurs pour les agriculteurs exposés à la sécheresse ou à des précipitations excessives. Des investissements sont réalisés, y compris par les petits exploitants, pour faire face à ces effets, comme le passage à des cultures et des arbres fruitiers résistants à la sécheresse, l’irrigation au goutte-à-goutte, etc. Toutefois, ces investissements doivent être protégés. Dans le cas contraire, les communautés agricoles seront contraintes d’abandonner des terres plus sensibles au changement climatique (par exemple, les régions sub-sahariennes du nord), et une exploitation abandonnée est une exploitation qui succombe rapidement à la désertification ou à l’érosion. IBISA atténue les effets financiers des phénomènes climatiques extrêmes et renforce la résilience, permettant ainsi aux agriculteurs de rester sur leurs terres ancestrales. Il s’agit d’une ligne de front essentielle dans la lutte contre le changement climatique, et les agriculteurs sont les mieux placés pour mener le bon combat. IBISA est l’un des nombreux outils disponibles.

www.ibisa.network

http://www.maroobe.com/